L’association « Le Cercle Guimard » organise entre le 3 juillet et le 3 septembre une exposition qui permettra de retracer l’oeuvre d’Hector Guimard à travers quelques 150 cartes postales anciennes dont les rarissimes « Style Guimard » editées à la demande de l’architecte.
Cette exposition aura lieu dans l’Hotel Mezzara, rue La Fontaine à Paris 16ieme.

Le musée du Petit Palais vient de rouvrir à Paris après une rénovation nécessaire ayant durée plusieurs années.

Une bonne partie des collections exposées concerne l’époque 1900 parisienne et donc l’Art Nouveau. C’est l’occasion d’admirer quelques superbes bijoux de cette époque.

Hector Guimard quant à lui trouve enfin la place qu’il mérite puisqu’une pièce complète lui est consacrée, permettant d’admirer le mobilier qu’il avait dessiné pour le salon de son hôtel particulier de l’avenue Mozart et que sa femme, Adeline Oppeiheim, avait voulu léguer aux musées français à la mort de l’architecte.
(Désolé pour la qualité de la photo, mais les flash sont interdits et la pièce très sombre.)

Quelle surprise pour moi samedi dernier quand, zappant d’une chaine à l’autre, je suis tombé sur M6 sur l’épisode 22 de la saison 1 de Largo Winch (titre : « traqué ») et que j’ai vu qu’une partie de l’action prenait place au Castel Orgeval.

Trop peu de plans sur l’édifice, mais c’est déjà bien.

Comme je l’avais indiqué ICI, l’association Le Cercle Guimard organisait hier soir une projection d’un court métrage de 1966 consacré à l’oeuvre d’Hector Guimard : Hectorologie.

Cette projection avait lieu dans l’hôtel Mezzara érigé par Guimard au 60 de la rue La Fontaine Paris 16ième. Cet hôtel appartient aujourd’hui au ministère de l’Education Nationale et l’association rève d’y installer un jour un musée consacré à Guimard.

On peut voir dans cet hôtel une pièce dans laquelle le mobilier créé par Hector Guimard est encore en place, ce qui est exceptionnel.

Que dire sinon que l’interieur de l’édifice semble en très bon état et que j’en ai pris encore une fois plein les mirettes ?

J’ai été très agréablement surpris aussi de constater que beaucoup de monde était venu au rendez-vous. Guimard ne laisse plus indifférent.

Le Cercle Guimard organise le vendredi 21 octobre à partir de 18h des projections du court métrage « Hectorologie » de Yves Plantin et Alain Blondel produit en 1966 sur l’oeuvre d’Hector Guimard.

Last but not least, ces projections auront lieu dans l’Hotel Mezzara, 60 rue La Fontaine, Paris 16ieme, contruit par Hector Guimard himself.

A noter que ce court métrage est disponible sur internet (au format timbre-poste, mais tout à fait légalement) sur ce site.

Les fonderies de Saint-Dizier réalisèrent à partir de 1903 des fontes d’ornement à partir de dessins produits par Guimard.

Ces fontes, alors disponibles sur le marché pour tous ceux désirant se faire construire une maison, connurent une diffusion difficile en raison de leur originalité.
On trouve à Saint-Dizier même certaines maisons qui en sont pourvues.
Voici quelques exemples avec la page correspondante dans le catalogue d’époque :

Au détour d’une rue, la surprise du chef : une maison pourvue de la tête aux pieds de fontes style Guimard :

Et juste derrière les fonderies, dans une impasse envahie par les ronces, deux gouttierres Guimard en train de rouiller lentement…

Saint-Dizier prend doucement conscience de son patrimoine. L’office du tourisme diffuse une petite brochure indiquant les emplacements des fontes visibles à travers la ville et un petit musée (dont l’entrée est gratuite…) présente quelques productions des fonderies, dont les pieds de banc dont j’avais déjà parlé ICI :

D’après la personne qui surveillait ce musée, d’autres pièces n’étaient pas montrées faute de place. Espérons que ceci sera corrigé prochainement.

Il fait beau aujourd’hui et je n’ai pas grand chose à faire. Et si j’allais jeter un oeil à Villemoisson-sur-Orge (91), avenue de la Mare-Tambour ? Je programme mon GPS et en route. Après 20 min de route, je me retrouve devant la cloture qui abrite un des plus important édifice érigé par Hector Guimard encore debout : Le Castel Orgeval.

Le portail n’a plus grand chose à voir avec celui d’origine qui a été détruit dans les années 50 mais on reconnait quand même la grille qui n’a pas changé, hormis le fait qu’elle est désormais aveugle et protège la villa des regards indiscrets.

Il est pourtant là ce castel mythique mais se fait discret derrière les arbres de son parc et ses communs en parfait état.

Evidement, difficile de se faire une idée sur ces photos prises de la rue, mais le Castel Orgeval, c’est ca :

Par rapport aux photos d’époque, seule semble manquer la balustrade du balcon de la tour.

Je suis à la fois frustré et content; frustré bien entendu de n’avoir pas pu approcher plus cette superbe villa mais content d’avoir pu constater que les toitures sont en parfait état et que l’ensemble du domaine semble bien entretenu.

A noter que le Castel Orgeval était en vente il y a quelques années (6.300.000 FRF, ouch !) et que l’annonce et quelques photos du domaine sont toujours en ligne ici : http://mpt.ifrance.com/

Un petit livre (en nombre de pages) mais très intéressant dans lequel Guimard partage l’espace avec un autre architecte, Robert Mallet-Stevens, au style très différent mais qui a un point commun avec Hector Guimard : un oubli non mérité.

Si ce livre vous intéresse, c’est ICI.

Voici un livre incontournable et d’une richesse exceptionnelle. Les très nombreuses photos d’époque témoignent d’une recherche très poussée des auteurs qui se sont très tôt interessés à Guimard et qui ont contribué à sauver quelques-unes de ses réalisations que l’ont peut désormais admirer au musée d’Orsay.

Si ce livre vous intéresse, c’est ICI.

Ce gros pavé édité par le musée d’Orsay est le catalogue d’une exposition sur Hector Guimard qui s’est tenue au musée du 13 avril au 26 juillet 1992 (Philippe Thiébaut, le conservateur du MO est un grand amateur de la période Art Nouveau). On y trouve une mine d’informations sur les différents fournisseurs de Guimard à partir desquelles j’ai pu retrouver et me procurer des copies du pied de banc figurant en couverture.

Si ce livre vous intéresse, c’est ICI mais c’est trop tard, il est épuisé.

Arte Vidéo vient de sortir le DVD du film de Louie Malle « Zazie dans le métro » datant de 1960.

Au delà de la qualité intrinsèque du film, c’est une occasion unique de revoir brièvement la station de métro Bastille qu’Hector Guimard avait imaginé au début du vingtième siècle, une des plus belles.

En 1960, la station est dans un état de délabrement avancé, la RATP n’ayant pas encore réalisé à ce moment-là la qualité de son patrimoine.

Sur la photo d’époque suivante, on peut noter la présence d’un auvant qui n’est donc plus présent en 1960.

Cette station de métro fera les frais de l’indifférence des français pour les productions d’Hector Guimard et sera détruite en 1962.

Hector Guimard fit produire par les fonderies de Saint-Dizier de multiples fontes d’ornement dont certaines refont surface dans des musées ou aux puces de Saint-Ouen. Dans ce dernier cas, les prix demandés par les antiquaires sont bien au-delà des possibilités du commun des mortels.

C’est ce qui me fit rechercher il y a quelques années (presque 10, le temps passe vite…) s’il n’y avait pas un moyen de refaire des tirages de ces pièces. Je contactais les fonderies de Saint-Dizier, heureusement toujours en activité, qui me recommandèrent de contacter les fonderies de l’Union, situées à Rimogne.

Et là, bingo ! Les fonderies de l’union possédaient des moules permettant de reproduire le pied de banc Guimard serie HO (pour moi, le plus beau) dont on peut voir deux exemplaires au musée d’Orsay.

Je commandais donc quatres de ces pieds :

Ils furent livrés à mon domicile quelques jours plus tard, embalés sur une palette et bruts de fonderie par un transporteur professionnel (46 kg par pied multipliés par 4, ça ne passe pas par la Poste). Le prix unitaire était de 580 francs HT.

Deux couches de noir à métaux plus tard, et le résultat fut le suivant :

J’ai malheureusement appris récement que les fonderies de l’Union avaient déposé leur bilan le 7 novembre 2002. J’ignore si elles ont survécu à cette mauvaise passe et ce qu’il est advenu des moules…