Un petit livre (en nombre de pages) mais très intéressant dans lequel Guimard partage l’espace avec un autre architecte, Robert Mallet-Stevens, au style très différent mais qui a un point commun avec Hector Guimard : un oubli non mérité.

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Voici un livre incontournable et d’une richesse exceptionnelle. Les très nombreuses photos d’époque témoignent d’une recherche très poussée des auteurs qui se sont très tôt interessés à Guimard et qui ont contribué à sauver quelques-unes de ses réalisations que l’ont peut désormais admirer au musée d’Orsay.

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Ce gros pavé édité par le musée d’Orsay est le catalogue d’une exposition sur Hector Guimard qui s’est tenue au musée du 13 avril au 26 juillet 1992 (Philippe Thiébaut, le conservateur du MO est un grand amateur de la période Art Nouveau). On y trouve une mine d’informations sur les différents fournisseurs de Guimard à partir desquelles j’ai pu retrouver et me procurer des copies du pied de banc figurant en couverture.

Si ce livre vous intéresse, c’est ICI mais c’est trop tard, il est épuisé.

Arte Vidéo vient de sortir le DVD du film de Louie Malle « Zazie dans le métro » datant de 1960.

Au delà de la qualité intrinsèque du film, c’est une occasion unique de revoir brièvement la station de métro Bastille qu’Hector Guimard avait imaginé au début du vingtième siècle, une des plus belles.

En 1960, la station est dans un état de délabrement avancé, la RATP n’ayant pas encore réalisé à ce moment-là la qualité de son patrimoine.

Sur la photo d’époque suivante, on peut noter la présence d’un auvant qui n’est donc plus présent en 1960.

Cette station de métro fera les frais de l’indifférence des français pour les productions d’Hector Guimard et sera détruite en 1962.

Hector Guimard fit produire par les fonderies de Saint-Dizier de multiples fontes d’ornement dont certaines refont surface dans des musées ou aux puces de Saint-Ouen. Dans ce dernier cas, les prix demandés par les antiquaires sont bien au-delà des possibilités du commun des mortels.

C’est ce qui me fit rechercher il y a quelques années (presque 10, le temps passe vite…) s’il n’y avait pas un moyen de refaire des tirages de ces pièces. Je contactais les fonderies de Saint-Dizier, heureusement toujours en activité, qui me recommandèrent de contacter les fonderies de l’Union, situées à Rimogne.

Et là, bingo ! Les fonderies de l’union possédaient des moules permettant de reproduire le pied de banc Guimard serie HO (pour moi, le plus beau) dont on peut voir deux exemplaires au musée d’Orsay.

Je commandais donc quatres de ces pieds :

Ils furent livrés à mon domicile quelques jours plus tard, embalés sur une palette et bruts de fonderie par un transporteur professionnel (46 kg par pied multipliés par 4, ça ne passe pas par la Poste). Le prix unitaire était de 580 francs HT.

Deux couches de noir à métaux plus tard, et le résultat fut le suivant :

J’ai malheureusement appris récement que les fonderies de l’Union avaient déposé leur bilan le 7 novembre 2002. J’ignore si elles ont survécu à cette mauvaise passe et ce qu’il est advenu des moules…